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11 septembre, l'enquête continue

 

Les cassettes de Ben Laden sont aussi fausses que les liens entre l'Islam et le 11 septembre

 

par Kevin Barrett , http://www.madison.com, 14 février 2006

 

L'auteur est docteur en arabe avec une spécialité en études islamiques de l'université de Wisconsin à Madison. Converti à l'silam en 1992, il est un des co-fondateurs en novembre 2004 de l'alliance des Musulmans-Juifs-Chrétiens pour la vérité sur le 11 septembre <http://mujca.com>.

Courriel : : kevin@mujca.com.

 

Pour expliquer sa démarche, il raconte cette histoire populaire juive : «Un enfant était muet et refusait de dire un seul mot, malgré tous les efforts des médecins. Soudain, à l'âge de 10 ans, il lâcha sa cuillère et s'écria : "La soupe est trop salée !" Ses parents étonnés lui demandèrent pourquoi il avait gardé le silence jusque-là. l'enfant répondit : "Jusqu'ici, tout allait bien."

 

En tant que détenteur d'un doctorat en islamologie et arabologie, je suis vraiment réticent à dire ceci, mais je me dois de le faire : les événements du 11 septembre n'ont rien à voir avec l'Islam. La guerre contre le terrorisme est aussi manipulée que le dernier enregistrement de Ben Laden.

C'est une chose difficile à admettre parce que je sais de quel côté est beurré mon pain et que déconnecter l'Islam de la question du 11 septembre fait tomber ma tartine sur le côté beurré. Le mythe des liens entre les musulmans et le 11 septembre a généré des millions, si ce ne sont des milliards de dollars, dans des études arabes et islamiques. J'ai terminé mon doctorat l'année dernière, donc tout que j'ai à faire est de baisser les yeux, prendre un profil bas, suivre la ligne du parti et je serai sur la bonne voie pour décrocher une titularisation.

Le problème est que tout est basé sur un énorme mensonge. Prenez le dernier enregistrement de Ben Laden ! Cette voix n'était absolument pas celle de Ben Laden. J'ai récemment aidé à traduire un enregistrement de Ben Laden inconnu jusqu'alors, une vraie bande datant des années 90, à l'époque où il était encore vivant. Je connais la rhétorique religieuse de ce type. Le dernier enregistrement [diffusé par Al Jaezira] n'était pas de lui.

Le meilleur expert américain de Ben Laden est d'accord. Le Professeur Bruce Laurent, chef du département des études religieuses de Duke University, vient de publier un ouvrage avec les traductions des discours de Ben Laden. Il dit que le récent enregistrement est un faux et qu'il est possible que Ben Laden ne soit même plus vivant.

Les enregistrements de Ben Laden truqués « vérifiés par la CIA » ne sont pas une nouveauté. Chaque document supposé émaner de Ben Laden depuis 2001 s'est avéré être un faux de manière flagrante. La dernière fois que nous avons entendu parler du vrai Ben Laden était dans ses affirmations à des journalistes pakistanais après le 11 septembre : "J'insiste pour dire que je n'ai pas perpétré cet acte, qui apparaît avoir été perpétré par des individus avec leur motivation propre. ... J'ai déjà dit que je n'étais pas impliqué dans les attaques de 11 septembre contre les Etats Unis... Je n'avais aucune connaissance de ces attaques."

Puis le 13 décembre 2001, alors que George Bush pleurnichait au sujet "des théories conspirationnistes indignes" qui se propageaient comme un feu de broussailles, la première et la plus médiocre des cassettes où « Ben Laden parle d'outre-tombe » est apparue. La qualité du son et de l'image vidéo était horrible. La vidéo montrait un grand type avec une barbe noire, faisant une pâle imitation de la voix de Ben Laden, revendiquant une connaissance préalable, si ce n'est une responsabilité, des attaques du 11 septembre, et se réjouissant de leur succès. Le problème était que le grand type n'était clairement pas Ben Laden. Il pesait au moins 20 ou 25 kilos de plus, et les lignes de son visage étaient manifestement différentes.

Le " gros Ben Laden " était complètement ridicule, et je cherche encore à rencontrer un observateur avisé qui le considère authentique. (Si vous n'avez pas encore réalisé ça vous même, revenez en arrière, regardez les images vidéo comparez les aux autres images de Ben Laden.) Mais les médias ont laissé passer la supercherie sans poser les vraies questions : pourquoi le gouvernement des Etats-Unis agitait-il devant nos yeux cette confession manifestement fausse ?

C'est peut-être en raison de l'hilarité générale provoquée par le " gros Ben Laden " que le message d'outre-tombe suivant n'avait pas d'images ; c'était une cassette audio remise à Al Jaezira à l'automne 2002. La CIA l'a authentifiée et a alors reçu une grande claque quand, en Suisse, les plus grands experts au monde en matière d'identification de la voix ont annoncé que "le message avait été enregistré par un imposteur."

Depuis lors, chaque message de Ben Laden a été également faux. Ils sont publiés à des moments où le régime Bush a besoin d'un coup de pouce et les médias américains s'accommodent bien de la supercherie. Vous rappelez-vous l'enregistrement de Ben Laden qui a fait les gros titres juste avant l'élection présidentielle de 2004? Si vous n'aviez pas réalisé que c'était un film publicitaire produit par la CIA pour George Bush, j'ai quelques bons indices à vous vendre. Walter Cronkite [journaliste américain très respecté], bénie soit son âme, était d'avis que Karl Rove était derrière cette bande. Mais le reste des médias a simplement continué à prétendre que l'empereur avait été abusé.

Et la supercherie peut continuer. Le dernier enregistrement de Ben Laden a été ridiculisé par le plus grand expert de Ben Laden aux Etats-Unis ; pourtant les médias américains continuent de maintenir un voile pudique sur les propos de Cronkite ! Le Professeur Laurent croit que ce faux enregistrement a été conçu pour détourner l'opinion mondiale du massacre horrible de civils pakistanais par un drone errant de la CIA. Mais il peut avoir d'autres objectifs, plus sinistres : préparer l'opinion publique à une autre attaque de type 11 septembre orchestrée pour déclencher une attaque nucléaire israélo-américaine sur l'Iran.

Le vrai Ben Laden, qui a insisté sur le fait qu'il n'avait rien à voir avec le 11 septembre, est mort en 2001 ou début 2002 au plus tard. Les faux messages ont été fabriqués par "al-CIA-da" pour soutenir le régime de Bush et sa prétendue "guerre contre le terrorisme." Il est temps que les Américains se révoltent contre les maîtres de la terreur orchestrée, qui pillent les contribuables des Etas-Unis, piétinent notre constitution, détruisent notre économie et menacent d'un Armageddon nucléaire.

 

 

Assassinat de l'un des « Scientifiques pour la vérité sur le 11 septembre »


Michael Zebuhr préparait un doctorat de biologie à la Clemson University et figurait parmi les membres du mouvement des « Scientifiques pour la vérité sur le 11 septembre », au sein duquel il jouait un rôle essentiel de coordination.
Accompagné de sa soeur, d'un ami et de Mme Suzanne Strong, sa mère, il sortait d'un dîner à Minneapolis samedi 25 mars 2006 lorsque deux individus se sont approchés pour exiger le portefeuille de Mme Strong, qui leur a été remis sans résistance, a déclaré la police. Sans raison apparente, les deux agresseurs ont ensuite abattu Michael Zebuhr d'une balle dans la tête. Ce dernier est décédé 24 heures plus tard au Hennepin County Medical Center des suites de ses blessures.
Le Réseau Voltaire se joint à la famille de la victime, ainsi qu'au Mouvement des scientifiques pour la vérité sur le 11 septembre, pour exiger que toute la lumière soit faite sur ce crime qui prive un combat essentiel et difficile de l'un de ses plus courageux militants.
Source : http://www.voltairenet.org/article137227.html

 

Khaled Cheikh Mohammed : « Comment j'ai préparé le 11 Septembre »


L'interrogatoire écrit de Khaled Cheikh Mohammed, le "cerveau" des attentats de 2001, a été lu le 28 mars au procès de Zacarias Moussaoui devant le tribunal d'Alexandria, aux USA. Extraits. Les paragraphes ont été numérotés par le greffe du tribunal.
Source : Le Monde, 31 mars 2006. Traduit de l'anglais par Gilles Berton.

6. Khaled Cheikh Mohammed a fourni des informations sur la mise au point de son projet de détournement d'avions aux Etats-Unis par des kamikazes. Au cours de l'année 1994, Ramzi Youssef, Oussama Asmurai alias Wali Khan, Abdul Hakim Mourad et lui-même ont travaillé sur le "projet Bojinka", qui consistait à faire exploser en vol 12 appareils de compagnies américaines en provenance ou à destination des Etats-Unis. Ce projet fut déjoué au début de 1995.

Khaled Cheikh Mohammed se rendit en Afghanistan en 1996 afin de convaincre Ben Laden de lui donner de l'argent et des hommes dans le but de détourner dix avions aux Etats-Unis et de les précipiter sur des objectifs civils et militaires, cinq sur la Côte ouest et cinq sur la Côte est. Au début, Ben Laden émit des doutes sur la faisabilité de l'opération, mais, en mars ou avril 1999, il changea d'avis et convoqua Khaled Cheikh Mohammed à Kandahar, en Afghanistan. Ben Laden déclara à Khaled Cheikh Mohammed qu'il estimait à présent le projet réalisable et l'informa que l'opération bénéficiait désormais du soutien total d'Al-Qaida. Ben Laden lui proposa aussitôt quatre personnes prêtes à assumer une opération suicide : Walid Mohammed Saleh Ba'Attash (alias"Khallad"), Abou Bara Al-Yamani, Khaled Al-Mihdhar (ou "Midhdar") et Nawaf Al-Hazmi. Une fois que le projet de détournement eut obtenu l'approbation de Ben Laden, Khaled Cheikh Mohammed et d'autres cadres importants d'Al-Qaida qui en étaient informés y firent référence sous le terme d'"opération des avions". Khaled Cheikh Mohammed estima qu'il faudrait environ deux ans pour mettre au point le projet et l'exécuter.

7. Khaled Cheikh Mohammed dut procéder au premier ajustement majeur de son plan au cours du printemps et de l'été 1999, lorsqu'il réalisa que Ba'Attash (alias"Khallad") et Abou Bara, tous deux yéménites, ne pourraient obtenir de visas américains. Khaled Cheikh Mohammed voulait que ces deux exécutants participent à l'opération, comme d'autres Yéménites appartenant à la garde rapprochée de Ben Laden, dont Al-Battar Al-Yemeni. Khaled Cheikh Mohammed se résolut donc à scinder l'opération en deux parties distinctes afin de s'assurer de la participation des Yéménites. La première partie concernait les Etats-Unis. Khaled Cheikh Mohammed décida d'envoyer un nombre indéterminé d'exécutants aux Etats-Unis afin d'y détourner des appareils de lignes américains et de les précipiter contre des objectifs situés aux Etats-Unis.

Dès le milieu de l'année 1999, Al-Mihdhar et Al-Hazmi, qui possédaient déjà des visas américains, avaient été désignés pour participer à l'opération. La seconde partie de l'opération, conçue comme une version restreinte du projet Bojinka, mettrait en jeu des Yéménites : des kamikazes détourneraient des appareils de compagnies américaines assurant des liaisons transpacifiques et les feraient exploser en vol au lieu de les diriger contre des objectifs au sol. Au milieu de l'année 1999, Ba'Attash et Abou Bara avaient été désignés comme devant participer à ce volet de l'opération… En tout état de cause, le projet à ce stade était de faire exploser en vol ou de précipiter sur des objectifs au sol à peu près au même moment les avions détournés au-dessus des Etats-Unis et du Sud-Est asiatique afin de maximiser l'impact psychologique des attaques.

Vers les mois d'avril ou mai 2000, Ben Laden annula la partie asiatique de l'opération en affirmant qu'il serait trop difficile de synchroniser les volets américain et asiatique du plan.

14. Khaled Cheikh Mohammed déclare qu'il fut heureux que Ben Laden lui confie la responsabilité de l'opération du 11-Septembre car lui-même avait proposé une opération semblable à Ben Laden quatre ans plus tôt, en 1996, juste après l'arrivée de celui-ci à Tora Bora après son départ du Soudan. Khaled Cheikh Mohammed pensait que l'opération serait aisée. C'est à ce moment-là qu'il suggéra que les moudjahidins prennent des cours de pilotage afin d'être en mesure de détourner de gros appareils, des Boeing 707-400 ou des avions plus gros, et non pas des petits avions. Khaled Cheikh Mohammed ne voulait pas limiter l'entraînement militaire à celui dispensé en Afghanistan parce qu'il ne le considérait pas suffisamment adapté. Khaled Cheikh Mohammed estimait que la simplicité était la clé du succès. Khaled Cheikh Mohammed n'aimait pas recourir à des codes dans les messages ou courriels de routine. Il demanda à ses exécutants d'avoir un comportement le plus normal possible, de s'en tenir dans leurs lettres à un ton éducatif, social ou commercial, et de ne passer que de brefs appels téléphoniques. Il délégua à Atta une autorité suffisante pour que celui-ci limite au maximum ses contacts avec lui-même et d'autres responsables d'Al-Qaida, et qu'il puisse prendre les décisions nécessaires. Khaled Cheikh Mohammed interdit à ses exécutants de contacter le Pakistan pour quelque raison que ce fût. On alla même jusqu'à sup primer de leurs passeports tout tampon ou visa pakistanais. Atta avait suivi une formation dans ce domaine et maîtrisait la technique.

15. Khaled Cheikh Mohammed a déclaré que l'objectif des attentats contre les Tours jumelles était de "réveiller le peuple américain". Khaled Cheikh Mohammed explique que, si la cible avait été purement militaire ou gouvernementale, le peuple américain n'aurait pas pris conscience des atrocités que l'Amérique commet en soutenant Israël contre le peuple palestinien, ni du caractère égoïste de la politique étrangère américaine qui corrompt les gouvernements arabes et accentue l'exploitation des peuples arabes et musulmans.

17. [En 1998], lors de la première réunion entre Ben Laden et Khaled Cheikh Mohammed consacrée à la sélection des objectifs, les deux hommes n'évoquèrent les concepts opérationnels qu'en termes généraux. Khaled Cheikh Mohammed croit se souvenir qu'Abou Hafs assistait à cette réunion. Ben Laden exprima son souhait de frapper simultanément le Pentagone, la Maison Blanche et le bâtiment du Capitole, et ajouta qu'il avait songé à Nawaf Al-Hazmi et Khaled Al-Midhdhar pour l'opération. Il espérait que Khaled Cheikh Mohammed serait en mesure de proposer d'autres pilotes originaires de la région du Golfe persique grâce aux relations qu'il y entretenait. Khaled Cheikh Mohammed précisa qu'à ce stade, le groupe de Mohammed Atta n'avait pas encore été désigné.

18. D'après Khaled Cheikh Mohammed, une fois qu'Atta eut été désigné comme un des futurs exécutants, Ben Laden organisa une nouvelle réunion à Kandahar pour déterminer quels objectifs seraient frappés. Ben Laden, Atta, Abou Hafs et Khaled Cheikh Mohammed étaient présents. Ce dernier explique qu'à ce moment-là, Hani Hanjour, le quatrième pilote, n'avait pas encore été désigné. Le groupe travailla donc dans l'idée que trois objectifs seulement seraient visés, et Ben Laden indiqua qu'il souhaitait frapper une cible militaire, une cible politique et une cible économique. Grâce à sa collaboration avec Ramzi Youssef au début des années 1990, Khaled Cheikh Mohammed avait à l'esprit de nombreux objectifs possibles, de sorte qu'au cours de cette réunion, on évoqua des dizaines de cibles éventuelles, dont le World Trade Center (WTC), une centrale nucléaire, l'Empire State Building, une ambassade étrangère à Washington et les sièges de la CIA et du FBI. Bien que le groupe estimât qu'il serait également intéressant de frapper un lieu rassemblant une forte population juive, aucun objectif précis ne fut évoqué. D'une manière générale, Khaled Cheikh Mohammed déclare qu'ils considéraient les grands immeubles américains comme étant particulièrement vulnérables à une attaque et faciles à frapper.

19. Avant que Khaled Cheikh Mohammed quitte l'Afghanistan, Ben Laden lui présenta une liste d'objectifs que Khaled Cheikh Mohammed transmit ensuite à Atta. Celui-ci dressa alors une liste de cibles préliminaires. Ben Laden informa Atta qu'il devait frapper les deux tours du WTC, le Pentagone et l'immeuble du Capitole, mais laissa à Atta le soin de choisir parmi d'autres cibles additionnelles, dont la Maison Blanche, la tour Sears [à Chicago] et une ambassade étrangère à Washington. A la suite de cette conversation, Atta utilisa un programme informatique pour localiser une centrale nucléaire en Pennsylvanie, que Ben Laden accepta d'ajouter à la liste.

39. Les détails de l'opération du 11-Septembre ont été strictement compartimentés, et seuls Khaled Cheikh Mohammed, Ben Laden, Mohammed Atef ainsi que certains membres des futurs commandos étaient au courant des objectifs précis, du calendrier, de l'identité des exécutants et du mode opératoire des attaques. De nombreux hauts responsables et simples cadres d'Al-Qaida savaient que Khaled Cheikh Mohammed préparait le départ d'exécutants pour les Etats-Unis, ce qui permit à certains de comprendre qu'Al-Qaida planifiait une attaque à court terme sur le territoire des Etats-Unis, mais aucun ne connaissait les objectifs précis ni la méthode prévue pour l'attaque. Pour s'être particulièrement intéressé à l'entraînement et aux déplacements des exécutants, Sayf Al-Adl aurait été le plus à même d'apprendre certains détails du projet, mais il ne reçut aucune information avant l'opération.

41. A un certain stade de l'entraînement d'Atta, Ben Laden décida qu'il serait l'"émir" des kamikazes aux Etats-Unis, avec Al-Hazmi comme adjoint. Ben Laden et Abou Hafs avaient au départ songé à désigner Ramzi Ben Al-Shibh comme"émir", car il avait dirigé la "cellule allemande" lorsque celle-ci était arrivée en Afghanistan, et aussi parce que Ben Al-Shibh paraissait posséder des talents de meneur et qu'il entretenait des liens avec des organisations islamiques non identifiées au Moyen-Orient et/ou en Europe. Khaled Cheikh Mohammed affirme qu'il n'a joué aucun rôle dans la désignation d'Atta comme"émir". Khaled Cheikh Mohammed a gardé d'Atta le souvenir d'un agent de valeur. Atta s'était beaucoup familiarisé avec l'Occident, il travaillait dur et apprenait vite. (…)

51. Aucun autre membre d'Al-Qaida ne participa à la décision d'utiliser des avions pour attaquer les Etats-Unis ni à la sélection initiale des objectifs. Toutes les autres personnes concernées ne furent mises au courant du projet, de façon plus ou moins détaillée, que lorsqu'elles furent personnellement impliquées dans le complot. Ainsi les pilotes n'apprirent les détails des attaques prévues qu'après avoir donné leur accord pour y participer.

52. En dehors des pilotes, aucun des hommes sélectionnés pour l'opération ne fut directement informé de la méthode d'attaque ni des objectifs visés.

53. La décision finale de frapper telle cible avec tel avion fut laissée aux pilotes. C'est lors d'une rencontre en Espagne en juillet 2001 qu'Atta informa Ben Al-Shibh des cibles choisies, après quoi Ben Al-Shibh transmit l'information à Khaled Cheikh Mohammed. La répartition finale des cibles entre les pilotes fut opérée par Atta, Shehhi, Hanjour, Jarrah et Hazmi.

54. C'est également par Ben Al-Shibh que Khaled Cheikh Mohammed apprit qu'Atta avait achevé à la fin août 2001 la sélection des objectifs et procédé à leur répartition entre les pilotes. Et ce n'est qu'à ce moment-là que les autres membres des commandos furent informés des objectifs et du plan opérationnel d'ensemble. C'est Ben Al-Shibh qui en informa Khaled Cheikh Mohammed.

63. A la fin août, lorsque les ultimes détails de l'opération eurent été fixés, Ben Laden annonça au conseil de la choura d'Al-Qaida qu'une attaque majeure contre des intérêts américains non précisés aurait lieu au cours des semaines suivantes, mais il s'abstint de fournir d'autres détails.

64. Durant l'été, Ben Laden proféra plusieurs remarques faisant vaguement allusion à une attaque imminente, ce qui suscita des rumeurs dans la communauté djihadiste mondiale. Ben Laden annonça à d'importants visiteurs qu'ils devaient s'attendre à une attaque prochaine contre les intérêts américains et, au cours d'un discours prononcé au camp Al-Faruq, demanda aux jeunes recrues de prier pour le succès d'une opération majeure impliquant vingt martyrs. Khaled Cheikh Mohammed et Abou Hafs s'inquiétèrent de ce manque de discrétion et pressèrent Ben Laden de ne plus évoquer publiquement l'opération.

65. A trois reprises, Khaled Cheikh Mohammed refusa de céder à l'insistance de Ben Laden qui le pressait de lancer l'opération plus tôt que prévu. La première fois intervint au printemps 2000, peu après l'arrivée d'Atta, des autres pilotes et de leurs comparses aux Etats-Unis… Au cours du printemps 2001, Ben Laden insista à nouveau à deux reprises auprès de Khaled Cheikh Mohammed pour avancer la date des attaques. Ben Laden voulait qu'elles aient lieu le 12 mai 2001, soit sept mois exactement après l'attentat contre l'USS Cole au Yémen. La seconde fois intervint en juin ou juillet 2001, car Ben Laden avait appris par la presse que le premier ministre israélien Ariel Sharon devait se rendre à ce moment-là à la Maison Blanche. Mais dans les deux cas Khaled Cheikh Mohammed put résister aux pressions de Ben Laden en expliquant que son équipe n'était pas prête.

79. Khaled Cheikh Mohammed déclare que Moussaoui avait été recruté pour prendre part à une "seconde vague" d'attaques prévue à l'origine pour succéder à celles du 11-Septembre. Pour cette seconde vague d'attentats, il avait été prévu d'utiliser des exécutants d'origine européenne ou est-asiatique, car Khaled Cheikh Mohammed pensait qu'ils pourraient opérer plus facilement dans le contexte de mesures de sécurité dont il pensait qu'elles seraient renforcées après les attaques du 11-Septembre, en particulier en ce qui concernait les personnes originaires du Moyen-Orient. C'est pour cette raison que Khaled Cheikh Mohammed n'a utilisé que des individus originaires de cette région dans la première vague et réservait Moussaoui pour la seconde en raison de sa citoyenneté française. Khaled Cheikh Mohammed précise que la seconde vague n'était pas entièrement planifiée ni prête à être exécutée, mais qu'elle était"en veilleuse". Khaled Cheikh Mohammed n'imaginait pas que les conséquences de la première vague d'attaques seraient aussi catastrophiques qu'elles le furent et n'avait pas prévu que les Etats-Unis y réagiraient avec une telle virulence, de sorte que la phase suivante dut être mise en attente.

109. Khaled Cheikh Mohammed déclare que, d'un point de vue opérationnel, il n'est pas judicieux d'évoquer avec d'autres la tactique choisie ou les objectifs prévus : quand quatre personnes connaissent les détails d'une opération, c'est dangereux; quand deux personnes seulement les connaissent, c'est bien; quand une seule personne est au courant, c'est mieux. Khaled Cheikh Mohammed a donné comme exemple l'avantage opérationnel évident qu'a constitué le fait que Moussaoui ignorât l'objectif définitif de sa mission et l'identité des personnes qui devaient y participer.

 

 

« Enquêter sur les évènements du 11 septembre aux Etats-Unis est d'une incorrection politique suprême qui frise la criminalité terroriste.»

 

Réflexions sur le destin du monde


par Jean Pomagalsky

 

Le Onze septembre I

 

« Les attentats du 11 septembre 2001 à New York, Washington et en Pennsylvanie ont provoqué une accélération dramatique du processus de reféodalisation. Ils ont été l'occasion pour les nouveaux despotes de s'approprier le monde. De s'emparer sans partage des ressources nécessaires au bonheur de l'humanité. De détruire la démocratie. » C'est ainsi que Jean Ziegler analyse les conséquences du 11 septembre sur la marche du monde, et à la question de savoir « qui a profité du crime ?», il ne fait aucun doute que la réponse est, en premier lieu, à l'oligarchie américaine détentrice des pouvoirs pétroliers et militaro-industriels, entraînant dans son sillage le complexe économico-industriel tout entier dans une vague d'expansion sans précédent. Pour autant, peut-on accuser ces bénéficiaires d'avoir été les commanditaires secrets du onze septembre ? Pour répondre à cette question, il est nécessaire de revenir sur les attentats. Ce dossier présenté ci-après sur les évènements du onze septembre est le fruit de la compilation de nombreuses enquêtes menées par des journalistes et des hommes de toutes nationalités et de tous horizons dont la probité n'est pas à remettre en cause. Il est de surcroît important de mentionner que parmi ces enquêteurs figurent à présent des américains, que le patriotisme écarta de façon compréhensible des mouvements d'investigation de la première heure. Par conséquent, cinq ans après les évènements, on ne peut plus affirmer avec légèreté que les journalistes étrangers ayant remis en question la version officielle des faits allégués par Washington aient seulement voulu exercer leur pouvoir de nuisance contre la nation américaine et ce qu'elle représente. David Ray Griffin, Craig Unger ou Jimmy Walter (Note 1), qu'on ne peut accuser d'amateurisme ou d'antiaméricanisme, n'ont à présent aucune répugnance à évoquer les travaux de Thierry Meyssan (Note 2) concernant l'attaque sur le Pentagone ou à souligner en rouge les lacunes du rapport officiel. Par ce mouvement, nous assistons à une phase importante de réappropriation du dossier par les Américains eux-mêmes, et c'est là un signe positif.

Etant donné le format réduit des pages consacrées ici à ce dossier, il est utile de préciser qu'il n'a pas la vocation d'être exhaustif mais seulement de montrer le nombre considérable d'anomalies existant dans la version de l'attentat donnée par l'administration américaine, y compris dans le rapport officiel de la commission d'enquête Kean-Zelikow. Et d'en tirer alors quelques conclusions.


Un mot à propos de la commission d'enquête officielle sur le 11 septembre

La commission officielle, présidée par Thomas Kean dont les liens avec la compagnie pétrolière saoudienne Delta Oil détaillés infra doivent soulever une légitime suspicion, a été dirigée opérationnellement par Philip Zelikow, ancien directeur du groupe de stratégie Aspen avec Condoleezza Rice, Dick Cheyney, Paul Wolfowitz. Zelikow a été membre du conseil national de sécurité lors de la première administration Bush, et a co-écrit un livre avec Condoleezza Rice. Les liens qu'entretenaient Thomas Kean et Philip Zelikow avec la Maison Blanche tournent en ridicule l'idée fondatrice, et volontairement médiatisée, d'indépendance de la commission.

Les pirates de l'air

La commission officielle, dans son rapport final, reprend sans se poser de question la liste des dix-neuf noms des pirates fournie par le FBI, alors qu'on a très rapidement su qu'au moins six de ces identités étaient fausses puisque leurs légitimes propriétaires, toujours vivants, se sont fait connaître auprès de leurs ambassades et que l'information a été reprise par tous les journaux. Deux jours après l'attentat, on savait déjà que deux des personnes figurant sur les listes américaines n'étaient pas présentes dans les avions. Le prince Abdullah ben Abdul Aziz, commandant adjoint de la garde nationale saoudienne a souligné que « beaucoup de personnes innocentes, surtout des Saoudiens, ont été mises en cause. Puis il s'est avéré qu'elles étaient innocentes. Beaucoup des soi-disant kamikazes sont vivants, ici et ailleurs ».
Effectivement, les vraies personnes se sont fait connaître, ulcérées et choquées qu'on pu les avoir traitées de terroristes et déclarées mortes. Plus grave, la commission a voulu ignorer que rien n'établit que les dix-neuf supposés pirates sont véritablement montés à bord des appareils. En effet, les manifestes des vols qui ont été publiés ne comportaient aucun nom arabe :

- Vol American Airlines 77 (Pentagone) : Aucun pilote n'est mentionné à bord. 64 victimes soi disant, or la liste officielle n'en recense que 56 et aucun des terroristes.

- Vol United Airlines 175 (tour WTC sud) : 65 personnes à bord soi disant. On ne recense que 56 victimes, sans aucun des 5 terroristes.


- Vol American Airlines 11 (tour WTC nord) : 92 passagers, or la liste officielle ne mentionne que 76 noms sans aucun des pirates.
L'absence sur ces listes des compagnies aériennes des pirates de l'air et de toute identité se rapportant à eux est inexplicable. Les journalistes ayant tenté de se procurer les listes de passagers auprès des compagnies aériennes pour vérifier ce point, se les ont vus refuser. Cette question n'a pas été débattue lors de l'enquête de la commission qui a pris pour acquis la véracité des allégations gouvernementales.


Mohammed Atta

Le journaliste d'investigation Daniel Hopsicker a rapporté les preuves que Mohammed Atta vivait en Floride avec une prostituée, abusait de drogues et d'alcool et mangeait du porc. Ce qui cadre avec les informations fournies par le Wall Street Journal selon lesquelles Atta et plusieurs pirates ont à plusieurs reprises fréquenté des cabarets de danseuses nues, en Floride et à Las Vegas, et dépensé des centaines de dollars. Alors pourquoi le rapport de la commission présente-t-il Atta et ses coreligionnaires comme de pieux musulmans ?
Andreas Von Bülow, ancien ministre allemand, lors d'une interview accordée au journal Tagesspiegel de Berlin, a soulevé un point intéressant à propos de l'arrivée de Atta à New York par un vol en correspondance : « Si Atta était l'homme clé de l'opération, il est curieux qu'il ait pris le risque de prendre un avion pour Boston. Si son avion avait eu quelques minutes de retard, il n'aurait pu être présent dans l'avion qui a été détourné. Pourquoi un terroriste averti aurait-il fait cela ? On peut consulter CNN pour savoir qu'aucun des noms des pirates ne figurait sur la liste des passagers. Aucun pirate n'a suivi les quatre procédures d'enregistrement ».
La commission d'enquête officielle a surtout ¦uvré pour qu'aucune recherche sur la personnalité exacte des pirates et leur parcours ne soit diligentée.

 

L'effondrement des tours

L'incendie du kérosène
Les incendies des tours ont été reconnus de faible intensité. Les boules de feu survenant lors des percussions des avions contre les tours signifiaient que la majorité du carburant avait pris feu à l'extérieur. A masse égale, le kérosène qui alimente les réacteurs d'avions possède intrinsèquement une puissance explosive dix fois supérieure à celle du TNT, le plus puissant explosif classique connu. Cependant, pour que cette puissance se manifeste, il faut que le carburant dispose d'un oxydant en quantité suffisante pour assurer un mélange détonant. Ce ne fut pas le cas lors des attaques aériennes menées contre les tours du World Trade Center et du Pentagone, ou seule une infime partie du kérosène explosa véritablement, le reste s'enflammant et brûlant à l'intérieur des bâtiments.
Grossièrement, les tours jumelles étaient construites autour d'un puits carré en béton enserrant une structure métallique et supportant les planchers accrochés à cette colonne vertébrale. La thèse répandue suppose que le kérosène enflammé ait pu ruisseler à l'intérieur de cette colonne et affaiblir les poutres en métal, causant l'implosion finale. Mais le feu à l'intérieur des tours, incapable de briser les vitres des étages supérieurs et inférieurs ou d'embraser les papiers ou le plastique, n'aurait jamais pu être en mesure de fondre les structures en acier, même si la totalité du carburant des avions l'avait alimenté, car les feux d'hydrocarbure ne peuvent atteindre dans le meilleur des cas qu'une température de 900 degrés alors que l'acier fond à 1500 degrés. Le président de Controlled Demolition Inc interrogé aux fins d'expertise des débris, aurait évoqué la combustion de masses de papiers, de réservoirs de fuel et de tapis entreposés dans la base du bâtiment pour expliquer la force de l'incendie. En admettant l'apport de chaleur des matériaux enflammés, la chaleur dégagée n'aurait pu être suffisante pour fondre les structures en acier, ce que confirme un des architectes des World Trade Center qui a déclaré lors d'une interview télévisée en 1998 que les deux bâtiments étaient construits pour résister à 2000 degrés de chaleur. Lee Robertson, responsable de la statique des tours, a précisé « les bâtiments ont été conçus pour résister à l'impact d'un Boeing 747 qui peut contenir plus de kérosène que les avions de la mort », un avis repris et conforté par de nombreux ingénieurs qui assurent dans la revue Fire Engineering de janvier 2002, calculs à l'appui, que ces structures auraient pu résister longtemps au feu.
D'autre part, pour que le kérosène et le reste des matériaux brûlent aussi puissamment, un énorme apport d'oxygène - ou d'un autre oxydant - est impératif. Or, comment expliquer la présence de celui-ci dans des cages fermées, a priori sans appel d'air possible ? « On tombe sur un nouveau problème » analyse le physicien Jean-Pierre Petit qui se base sur les travaux d'Eric Hufschmid, auteur d'un ouvrage consacré au collapse des bâtiments du World Trade Center, intitulé Painful Question (Questions Douloureuses, Editions du Premier Amendement, 645 Pensylvania avenue, suite 100, Washington DC 20003). L'auteur déclare que ce mélange de kérosène et des papiers, tapis et autres combustibles qui auraient été censés être entreposés à la base du la cage de béton du bâtiment et dans les cages d'ascenseurs n'aurait pu produire qu'un mélange brûlant avec difficulté, faute d'un fort appel d'air indispensable pour entraîner leur embrasement.


Les effondrements

Examinons à présent la façon particulière dont les effondrements des tours se sont produits. L'analogie entre l'effondrement des deux tours nord et sud, de la tour numéro 7, et un effondrement dû à une « démolition contrôlée » est remarquable de similarité. Lorsque l'on place des explosifs en certains endroits d'un bâtiment pour l'effondrer sur lui-même, la structure s'écroule à la vitesse d'une chute libre, le béton se volatilise en poussière, il se produit des ondes de démolition qui résultent de la convergence d'ondes de petites explosions. C'est exactement ce à quoi nous avons assisté lors de l'attentat. De surcroît, des enregistrements sismiques ont bien mis en évidence des vibrations signifiant des explosions.
En effet, d'après les enregistrements sismographiques effectués par l'université de Colombia, dans un laboratoire situé à 37 kilomètres au nord de la ville de New York, la tour sud s'est effondrée à 9 h 59 minutes 4 secondes et son collapse s'est effectué en dix secondes. L'effondrement de la tour nord a duré huit secondes et s'est produit à 10 h 28 minutes et 31 secondes. Ces phénomènes ont provoqué des signaux de magnitude 2,1. Les impacts des avions, quant à eux, n'ont pas donné de signaux significatifs.
« En toute logique le signal le plus fort aurait dû être enregistré en fin d'implosion, quand toute la masse du bâtiment, littéralement en chute libre, aurait percuté le sol et créé un fort ébranlement. Or c'est exactement l'inverse qui a été constaté », assure Jean-Pierre Petit. Les enregistrements sismographiques mettent en évidence un pic très prononcé juste avant que ne s'amorce le phénomène d'effondrement des structures. Ces enregistrements ont été examinés par le sismologiste Thorne Lay, de l'université de Californie à Santa Cruz, pour qui les pics de brève durée évoquent une explosion. L'intensité de ce signal serait vingt fois plus élevée que l'ensemble du signal correspondant au collapse des bâtiments. Cette expertise est incompatible avec la thèse officielle d'une implosion due au ramollissement des éléments de la structure suite à la chaleur dégagée par l'incendie, phénomène qui ne se traduirait par aucun signal sismique particulier. Selon Arthur Lerner-Lam, directeur du Centre de Recherche sur les Phénomènes à Risque à l'université de Colombia, ce phénomène doit être élucidé et faire l'objet de recherches. Le renforcement du signal d'un ordre de grandeur appellerait un dégagement d'énergie cent fois plus fort.
Lorsqu'en 1993 un attentat dirigé contre le Wold Trade Center fut réalisé à l'aide d'un camion piégé, l'explosion ne produisit aucun signal sismographique parce qu'elle n'était pas couplée au sol. « En conséquence l'intensité du signal enregistré (le onze septembre) militerait en faveur d'une explosion transmise au sol par les éléments de structure métallique s'y enfonçant jusqu'à 23 mètres de profondeur » poursuit Jean-Pierre Petit qui rappelle qu'en dépit des dires de nombreux témoins qui ont fait état d'explosions dans les tours, les ingénieurs commissionnés par la FEMA n'ont pas procédé à des tests comparatifs allant dans le sens de l'hypothèse d'une explosion intentionnelle. Ceux-ci, précisant « qu'ils n'étaient pas métallurgistes », se sont surtout employés à faire disparaître rapidement les débris et à les revendre dans différents pays asiatiques.


Des explosions avant l'implosion

Il y a eu, effectivement, des explosions à l'intérieur des immeubles selon de nombreux témoins auditifs. Des pompiers, par exemple, affirment avoir entendu des explosions à la base des tours. Beaucoup d'autres témoins ont évoqué des explosions, y compris des journalistes. Un Allemand a affirmé sur la chaîne CNN avoir entendu plusieurs explosions, tandis qu'une journaliste a rapporté avoir observé du feu venant d'en bas avant l'effondrement des tours. Louie Cacchioli a dit le 24 septembre à un journaliste que lorsqu'il est monté pour la dernière fois, « une bombe a explosé ». Le journal American Free Press a rapporté le témoignage d'une personne ayant vu six éclairs et entendu des détonations dans la tour sud, avant que ses six piliers principaux ne s'écroulent. Des experts en explosif ont déclaré que de tels effondrements ne pouvaient en aucun cas se produire sans explosifs, et qu'il est extrêmement difficile de faire tomber un gratte-ciel sur lui-même parce qu'il a tendance à se coucher comme un arbre. Il faut disposer des explosifs à des endroits stratégiques pour que cela ne se produise pas et que le bâtiment implose sur lui-même. Le vice-président du New Mexico Institute of Mining and technology, Van Romero, qui étudie les effets des explosifs sur les structures artificielles, ne croit pas à la version officielle. « Il y avait bien des explosifs dans le bâtiment » affirme-t-il.
Rendant publique une analyse détaillée des attentats du 11 septembre 2001 à New York, Morgan Reynolds a déclaré, le 12 juin 2005 : « Si les trois grattes-ciels d'aciers du World Trade Center se sont bel et biens effondrés par une démolition contrôlée, alors l'hypothèse d'une conspiration interne et d'un attentat gouvernemental contre le peuple américain serait incontestable ». M. Reynolds est aujourd'hui professeur émérite d'économie à l'université A&M du Texas. Il était conseiller économique de George W. Bush, chargé de suivre le département du Travail, lors du premier mandat présidentiel. Il avait été par le passé directeur du Centre de Justice pénale du National Center for Policy Analysis de Dallas. « Il est impossible de nier l'existence du débat scientifique autour des causes réelles de l'effondrement des tours jumelles et de l'immeuble numéro 7. La thèse officielle se contredit elle-même. Seule une démolition professionnelle, contrôlée, peut rendre compte de tous les éléments d'enquêtes avérés, sur l'effondrement des trois buildings ».


La disparition des preuves

L'armature centrale des tours se composait de 47 colonnes en acier massif supportant le poids des tours beaucoup plus que l'armature extérieure. L'incendie, on l'a compris, ne peut expliquer la déficience de ces colonnes, et encore moins leur rupture. Or, et on touche là un point capital, l'acier des décombres, au lieu d'être stocké pour être examiné dans le cadre d'une procédure judiciaire, qui aurait pu notamment reconnaître les signes d'explosion causés par des explosifs laissant des points d'acier fondu, a été enlevé immédiatement et exporté illico vers des ferrailleurs coréens et chinois. Ainsi, la carcasse a été prestement éliminée, empêchant toute analyse ultérieure. Alors qu'une enquête officielle se profilait, la disparition programmée des éléments aussi essentiels pour l'enquête que les décombres des tours - et surtout les structures métalliques - s'apparente à un vol de preuves, et on est en droit de se demander dans quel but cela a été décidé.


Un tir de missile ?

Sur une image vidéo représentant l'un des avions juste avant l'impact sur l'une des Twin Towers, se distingue sur le fuselage un gros container externe comme peuvent en porter les avions militaires. La taille du container est assez importante puisqu'elle apparaît supérieure à celle des moteurs. Certains analystes qui ont étudié cette vidéo image par image ont évoqué la possibilité que l'avion ait tiré un missile juste avant le contact avec la façade. On aperçoit en effet une lueur qui pourrait s'interpréter comme un impact explosif. « Techniquement », nous dit Jean-Pierre Petit, « cette mise à feu à quelques mètres de la cible, après repérage par télémétrie ne poserait aucun problème ». Si ce n'est qu'il est difficilement imaginable qu'un avion civil doté d'un tel dispositif puisse se présenter incognito sur un aéroport et décoller sans éveiller de soupçons.

Pour accorder du crédit à cette thèse il faudrait imaginer que l'avion de ligne aurait été détourné, substitué par un avion identique militarisé, puis certainement détruit quelque part, au-dessus de l'océan ou ailleurs. Ce scénario aurait pu se dérouler sans intervention humaine, c'est-à-dire sans pirates de l'air, par la simple programmation préalable des commandes de vol ou leur prise en main par télécommande. Quant à l'avion suicide, il aurait pu s'agir d'un drone entièrement vide de présence humaine. Quelles que soient les hypothèses émises afin d'expliquer les dégâts occasionnés dans les tours, il demeure éminemment suspect que les procès-verbaux des radars de surveillance - qui pourraient éclairer le débat en apportant de nouveaux indices - aient été saisis et déclarés confidentiels pour une période d'au moins vingt ans.


Les avions kamikazes

Les professionnels de l'aviation confirment que peu de pilotes sont capables d'envisager une man¦uvre de collision comme il nous a été donné de voir, extrêmement difficile à réaliser. De plus, les instructeurs américains ont témoigné que les capacités de pilote de Mohammed Atta étaient singulièrement pauvres. Quant à parachever une formation déficiente uniquement à partir d'un simulateur de vol, les pilotes de ligne savent que cela n'est pas réalisable. Alors, comment expliquer cet exploit réitéré deux fois sur les tours ? Une explication est l'utilisation de balises, un moyen infaillible qui pallie n'importe quelle déficience en pilotage. Un signal émis depuis une cible attire l'avion qui est guidé automatiquement. En réalité, il n'était pas insurmontable pour des pirates organisés de positionner des balises de ce type à l'intérieur même des bureaux des tours. Le fait que des radios amateurs aient effectivement attesté avoir enregistré des signaux de balises qui interféraient avec les émissions captées par les antennes de télévision vient appuyer cette explication. Et l'hypothèse des balises permet d'aller encore plus loin en supposant que les pirates n'ont pas eu besoin d'embarquer à bord des appareils, car en dévoyant les ordinateurs de bords avant le décollage, il était possible de prendre le contrôle des appareils en vol grâce à une technologie connue, et de les téléguider ensuite comme des drones.


Surprenants messages d'alerte

Ha'aretz, quotidien israélien, a révélé qu'Odigo, une firme positionnée sur le secteur de la messagerie électronique, a reçu des messages d'alerte anonymes la prévenant des attentats deux heures avant qu'ils ne surviennent. Des employés et des dirigeants des entreprises situées dans les WTC auraient également reçu des avertissements.


Les papiers de Mohammed Atta

Parmi les documents manuscrits en arabe saisis par le FBI, l'un dans une valise appartenant à Mohamed Atta, l'autre à l'aéroport de Dulles, des experts en théologie islamique ont dit qu'il s'agissait de faux. Ils s'appuient sur le fait qu'une phrase débute par les termes suivants « au nom de Dieu, de moi-même et de ma famille », or les musulmans ne prient jamais en leur nom propre ni en celui de leur famille. Toujours concernant les papiers de Mohamed Atta, le FBI affirme avoir découvert son passeport intact dans les ruines fumantes du WTC ! C'est une performance, surtout si l'on compare avec le choc sur le Pentagone qui a littéralement vaporisé le Boeing 757 et l'intégralité de son contenu, ne laissant aucun débris, même fondu ou émietté.


Des noms célèbres associés au WTC

La famille Rockefeller a été dès le début propriétaire des World Trade Center. Or les tours ont été vendues le 23 juillet 2001, sept semaines avant la catastrophe programmée. Autre coïncidence troublante : le public n'a guère eu connaissance du fait que les dirigeants de la société responsable de la sécurité des tours du WTC étaient le propre frère du président Bush, Marvin Bush, et son cousin Wirt Walker, détails certainement non significatifs car omis par le rapport officiel.


La tour 7

Après l'effondrement des Twin Towers, un bâtiment voisin, situé non pas contre les tours mais deux blocs plus loin, s'est subitement désagrégé sur lui-même. Il s'agit de la tour 7, un immeuble de 47 étages, qu'on qualifierait ailleurs de gratte-ciel s'il n'avait été si près des deux géantes. Deux de ses étages furent la proie des flammes dans l'après midi du 11 septembre, un feu que les pompiers disaient maîtriser en peu de temps. Puis l'immeuble entier s'effondra, exactement comme les tours, à 17 heures 18 minutes.
La chute des tours jumelles ne permet en aucun cas d'expliquer la chute de la tour 7. La société américaine des ingénieurs civils nie qu'il ait pu y avoir déstabilisation de ses fondations, d'ailleurs la tour ne s'est pas penchée mais s'est écroulée sur elle même. Dans un article du New York Times, daté du 4 novembre 2001, James Risen lança un pavé dans la mare en publiant que la tour 7 abritait une base de la CIA : le plus important centre mondial de renseignement économique. Aucun démenti ne fut donné puisqu'il s'agissait de la stricte vérité. La répartition exacte des services secrets dans les étages de la tour 7 était la suivante :

- 9-10 US Secret Service

- 25 Department of Defence (DOD)

- 25 Central Intelligence Agency (CIA)

Le bâtiment 7 n'était pas conçu comme les tours jumelles, sa structure cantilever (en porte-à-faux) enserrait le bâtiment dans un réseau de poutres métalliques entrecroisées. Par conséquent, et c'est cela qu'il faut souligner, pour que le bâtiment subisse ce type de démolition contrôlée, il aurait fallu que l'incendie chauffe à la même température toutes les poutres de la partie inférieure, car dans le cas contraire le bâtiment se serait incliné en s'effondrant. De plus il semble que cet incendie n'ait intéressé qu'une partie limitée des étages, si limitée que les pompiers annonçaient en avoir bientôt le contrôle. Nous sommes là en face d'un mystère.
En conclusion, la commission d'enquête officielle a purement et simplement évacué de son périmètre d'investigation l'étrange collapse cette tour numéro 7, abritant de non moins étranges services secrets.


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Note 1 : Après avoir dépensé près de 4 millions de dollars aux Etats-Unis, Jimmy Walter, le président et fondateur de ReOpen911.org a lancé une formidable campagne de publicité dans les plus importants journaux et magazines américains, dont des pages en couleur entières dans Business Week, the New York Times, Washington Post, Readers Digest, New Yorker, et bien d'autres intitulés « Sommes-nous en sécurité maintenant ? ». Selon Jimmy Walter, trop de questions troublantes restent sans réponses. L'organisation ReOpen911 se consacre à la réouverture de l'investigation publique à propos des attaques qui ont eu lieu le 11 septembre 2001. ReOpen911.org s'attache à l'information des citoyens des Etats-Unis et du monde à propos d'évidences contraires aux explications officielles, lesquelles évidences ont été dissimulées ou ignorées par le gouvernement et les médias. ReOpen911 produit et distribue, à partir de son site, un DVD éducatif de 2 heures intitulé « Confronting the Evidence » totalement gratuit. Les médias français ont tous reçu à la fin du mois de juillet ce DVD et aucun ne s'en est fait l'écho.

Note 2 : l'émission Thema de la chaîne franco-allemande Arte a présenté le 13 avril 2004 le film-dossier « Le 11 septembre n'a pas eu lieu ». A cette occasion, tout a été mis en oeuvre pour discréditer Thierry Meyssan. Au lieu de débattre sur des faits et des expertises, ce fut une émission incantatoire, une diabolisation, un exercice de propagande qui a dévoilé une vérité saillante : il n'existe pas de médias libres, les organes de presse et les chaînes de télévision font respecter la pensée unique.

 

Le Onze septembre II

 

Le Pentagone

La non-interception du vol AA77
« Le Vol AA77 a volé pendant trente-six minutes sans être détecté » indique le rapport de la commission. Peut-on décemment croire qu'un Boeing 757 se dirigeant droit sur le Pentagone n'ait pas été détecté ? Robin de Ruiter écrit dans le Livre jaune numéro 7 : « Le vice-président Dick Cheney a déclaré que l'on ne savait pas si l'on devait intercepter des avions de ligne remplis de passagers « nous n'avons rien fait, car nous ne savions pas ce que nous devions faire ». Cette affirmation est incroyable. Quand on sait que deux symboles de la puissance américaine viennent d'être touchés par deux avions inconnus, quand on sait qu'un troisième avion se dirige sur Washington, ne peut-on pas se dire que le prochain objectif sera Washington ? ». Effectivement, il est incompréhensible que les militaires, ayant connaissance de l'attentat sur les tours de New York, aient laissé le libre accès à Washington à un troisième avion de ligne détourné. Cette version est proprement inadmissible et nous reviendrons en détail sur les « ratés » des interceptions en général.


La non-évacuation des locaux

La non-évacuation du Pentagone est une autre question dérangeante. Un porte-parole déclarera plus tard que le Pentagone n'était pas au courant de ce qui se tramait dans le ciel de la capitale fédérale, une explication irrecevable puisque le NORAD a noté à 9h24 que le vol AA77 avait probablement été détourné et qu'il se dirigeait vers Washington, et tout le monde était au courant que les World Trade Center faisaient l'objet d'une attaque depuis 8h46. L'impact a eu lieu 14 minutes plus tard, un temps relativement suffisant pour procéder à une évacuation du personnel.


L'absence de défense antiaérienne au Pentagone

Le Pentagone est protégé en permanence par cinq batteries anti-missiles sophistiquées. Réglées pour riposter automatiquement - la vitesse d'un missile et la difficulté de sa détection s'il vole au ras du sol fait qu'aucune réaction humaine n'est en mesure de répondre à temps - les batteries n'auraient pu louper une cible de la taille d'un Boeing volant beaucoup moins rapidement qu'un missile. Il paraît étrange que la commission ne se soit pas souciée de ces aspects cruciaux, ne se soit pas penchée sur la confiscation par le FBI, quelques minutes après l'impact, du film d'une caméra automatique située dans une station-service à proximité et qui aurait, selon les déclarations de l'employé, enregistré la scène.


La prouesse de pilotage

Tout d'abord, d'une altitude de 7000 pieds, l'aéronef serait descendu en spirale presque verticale, d'une façon précise et contrôlée, jusqu'à quelques dizaines de mètres du sol pour aller s'encastrer au ras du sol. Les professionnels de l'aviation sont unanimes pour qualifier la trajectoire qu'a emprunté l'énorme avion à pleine puissance comme « pointue » pour ne pas dire miraculeuse. Exécuter une spirale descendante telle que décrite dans le rapport officiel, puis voler horizontalement en rase mottes pour aller s'encastrer dans une cible au niveau du sol à peine plus haute que l'avion ­ rappelons que le Boeing 757-200 est un transporteur civil capable d'accueillir 240 passagers, qu'il mesure plus de 47 mètres de long et 38 mètres d'envergure, pour 13 mètres de hauteur tandis que la façade du Pentagone ne fait que cinq étages pour 24 mètres de hauteur - est une man¦uvre qui suppose un maestro aux commandes d'un avion maniable. Aux commandes d'un Jumbo, cela tient de l'improbable. A 800 kilomètres heure, la man¦uvre décrite par le rapport de la commission relève de la prouesse. On n'apprend pas à piloter un avion de ligne aussi brillamment dans une école d'aviation de troisième zone en Floride. Le président égyptien Hosni Moubarak a critiqué les déclarations sur la formation des pilotes kamikazes : « quelques pilotes se sont entraînés en Floride. Beaucoup de gens savent piloter et ont un permis, et maintenant cela veut dire qu'ils sont capables d'une telle action terroriste. Je parle en tant qu'ancien pilote, je sais de quoi je parle. J'ai piloté des avions lourds et des avions de chasse également, je sais très bien que ce n'est pas si simple ». Oui, il est difficile d'accepter la version simpliste de la commission. Hani Hanjour est censé être le pilote du Boeing ayant touché le Pentagone, or, Hani Hanjour était réputé pour sa malhabileté de pilote, à tel point que ses actes de candidature comme pilote étaient systématiquement repoussés et qu'un instructeur refusait de monter avec lui. La commission officielle a ignoré ce point et a attribué à Hanjour les qualités d'un as de la voltige.


L'impact anormal

Le cliché du caporal Jason Ingersoll du Corps des Marines a fait le tour du monde. Il représente l'aile ouest immédiatement après l'arrivée des camions de pompiers, avant que la façade du Pentagone ne s'écroule quelques dizaines de minutes après. Point surprenant, on aperçoit un minuscule trou (19 mètres de large) sans qu'aucun débris d'avion ne parsème la pelouse au premier plan ni les environs. Ce qu'il y a de surprenant est que la version officielle affirme que ce trou est le résultat de l'impact d'un Boeing 757 d'une centaine de tonnes (115 tonnes à plein) lancé à 800 kilomètres heures sur cette façade. Ce qu'il y a de dérangeant est que la commission d'enquête sur le 11 septembre n'a fait état ni de cette photographie ni des articles interrogatifs qui s'ensuivirent dans la presse internationale. Où sont donc les impacts des ailes, de la queue et des moteurs sur la façade ? Car si l'on admet que la force de l'inertie ait pu causer une telle dématérialisation, il est irrecevable de songer un instant que cette dématérialisation ait pu avoir lieu avant de rencontrer la surface solide du bâtiment. Autrement dit, on ne peut croire que l'impact des ailes d'une envergure de 38 mètres sur la façade n'ait généré aucun dégât ni laissé ne serait-ce qu'une trace. En règle générale, parmi les crashs d'avions recensés, comme ceux sur les tours jumelles, on retrouve énormément de morceaux d'avions, de pièces extrêmement solides, issues par exemple des moteurs (quelquefois on retrouve des moteurs entiers), ou du train d'atterrissage. On retrouve ensuite des éléments légers qui ont été éjectés, comme des affaires des passagers, des passeports (World Trade Center), des vêtements, des chaussures, etc. Au Pentagone, rien, une pelouse nette, aucun élément à l'intérieur du cratère d'impact, nous sommes en face d'une disparition surnaturelle. On ne peut croire non plus que la trajectoire du 757 au raz du sol n'ait même pas abîmé la pelouse, endommagé le mur d'enceinte, le parking, l'héliport, les pylônes. Nous sommes en plein tour de passe-passe !
Les pompiers ont été tenus à l'écart du lieu du crash, seules les équipes spéciales sont intervenues au contact de l'avion fantômeŠ Une demi-heure plus tard, les étages se sont effondrés sous l'incendie.
Seuls des parlementaires et quelques militaires prétendent avoir vu tomber l'appareil.
Les caméras vidéo de surveillance du Pentagone n'ont rien enregistré.
189 personnes y ont trouvé la mort, dont 64 personnes à bord du Boeing.

Contrairement à ce que les médias français ont martelé à l'envi, la thèse de Thierry Meyssan, qui fut le premier à mettre cette anomalie en évidence, n'a pas été honnie par la communauté internationale et américaine. Une preuve parmi d'autres en est que David Ray Griffin cite les deux ouvrages de Meyssan, L'effroyable imposture et Le Pentagate, à plusieurs reprises et s'appuie sur sa thèse pour ce qui concerne l'énigme du Pentagone. Or David Ray Griffin n'est pas un adepte du conspirationisme, son travail d'analyse portant sur le rapport de la commission est d'une minutie exemplaire et est étayé par une série de documents publiés.


La simulation informatique incomplète

L'université de Purdue, à West Lafayette, dans l'Etat d'Indiana, a réalisé une simulation informatique qui reconstitue partiellement le choc du Boeing 757 contre le Pentagone. Selon les ingénieurs, l'impact de la structure de l'avion a causé peu de dégâts car la structure étant légère, elle s'est désintégrée sous le choc. Les matériaux qui la constituaient auraient été détruits par la combustion du kérosène ce qui expliquerait qu'on en ait pas retrouvé de traces sur place. La force d'impact aurait été constituée par la masse du carburant présent dans les réservoirs, estimé à plus de vingt tonnes, et celle du fret embarqué dans les soutes. Le bâtiment du Pentagone est constitué d'un squelette de piliers portants en béton armé précontraint, renforcés par une barre métallique en spirale qui les entoure à l'extérieur. Cette forêt de piliers aurait absorbé la plus grande partie de la force d'impact. Le Professeur Mete Sozen, spécialiste du calcul des structures, a créé un modèle qui simule lesdits piliers. Christoph Hoffmann, informaticien, a reconstitué l'impact de l'avion en utilisant la méthode des « éléments finis » qui consiste à représenter un phénomène physique par de petits carrés dont chacun contient les détails physiques caractéristiques du phénomène à un instant donné. La modélisation informatique a démontré que le bâtiment résistait à ce choc et que la carlingue de l'appareil, par contre, se trouvait totalement désintégrée. Le journal français Science et Vie s'est fait l'écho de cette expérience virtuelle dans son numéro de février 2002. Le mensuel a brandi le résultat de la simulation en proclamant que cela réfutait la thèse révisionniste qui niait la réalité du crash du Boeing pour lui substituer l'impact d'un autre type d'appareil. Mais Science et Vie omettait des points capitaux qui enlèvent aux résultats américains leur valeur probatoire : l'appareil simulé était dépourvu de ses réacteurs. Or les moteurs constituent la partie métallique la plus résistante et la plus solide d'un avion, beaucoup plus que la structure légère du fuselage et des ailes en aluminium, titane et matériaux composites carbonés. Un moteur est conçu pour résister aux hautes températures et aux énormes contraintes structurelles entraînées par la rotation rapide de ses turbines. Il n'est pas explicable que nulle trace de moteurs n'ait subsistée après l'impact. Il n'est pas explicable que nulle trace d'impact sur la façade du Pentagone n'ait été observée - avant que la façade ne s'effondre une demi-heure plus tard - aux emplacements des moteurs de part et d'autre du trou central. Par ailleurs, la simulation n'est pas descendue au niveau de détail où il aurait fallu se rendre : remplir virtuellement la carlingue de fauteuils aux structures métalliques et garnis de mousse ignifugée, de passagers, en possession de bijoux, de diamants, de valises aux contenus diversŠ Pour expliquer qu'aucun débris, même fondu, n'ait été retrouvé, seule une reconstitution de l'accident en grandeur nature pourrait lever le doute. Un tel montage ne serait pas difficile à réaliser, ni exagérément coûteux, en procédant par exemple au lancement d'une vieille carlingue sur un mur de béton. Ce type de reconstitution fait partie de l'arsenal judiciaire classique et il est étonnant, dans une affaire de cette dimension, que l'enquête ait négligé tant de pistes de recherche.


Conclusion

Sachant qu'un avion dépourvu de transpondeur militaire en approche hostile sur le haut-lieu du dispositif militaire américain aurait du être abattu par les batteries anti-missiles du Pentagone. Que Hani Hanjour, le pilote supposé, ne possédait pas les compétences requises pour cette man¦uvre aérienne d'une difficulté redoutable. Qu'il n'y a eu aucun débris de l'appareil, ni traces des passagers et de leurs objets personnels, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'enceinte percée. Que le Pentagone, structure protégée entourée de caméras de vidéo-surveillance, n'ait montré aucun enregistrement vidéo établissant la preuve qu'il s'agissait bien d'un Boeing. Que le diamètre de l'impact sur la façade touchée est incompatible avec la taille d'un Boeing 757. Que les travaux de reconstruction de la partie endommagée ont débuté deux jours après, en effaçant toute trace du drame, rendant toute enquête impossible. Sachant cela, on s'aperçoit que les autorités américaines ont fait de leur mieux pour camoufler une réalité qui n'a rien à voir avec la version officielle. Cette réalité demeure un mystère. S'agissait-il, à la place du Boeing, d'un Lear Jet bourré d'explosifs, ou d'un missile ? Et dans ce cas, si un autre aéronef a percuté le Pentagone, que sont devenus le vol American Airlines 77 et ses passagers ? Des rumeurs ont couru qu'il se serait écrasé dans l'Ohio, ou le Kentucky, fondées cependant sur la déclaration confirmée de la directrice de la FAA, Jane Gervey, qui a averti la Maison Blanche de la chute de cet avion, et celle de Dale Watson, directeur de la branche « Terrorisme » du FBI, qui évoque le crash d'un gros avion de ligne entre le Kentucky et l'Ohio. Malgré ces nombreuses zones d'ombre qui demeurent, il est une chose qui s'affirme de jour en jour : la théorie officielle part à vau-l'eau.


Les interceptions manquées

Le NMCC est le centre opérationnel des armées aux Etats-Unis, situé au Pentagone. Le NORAD est le commandement de la défense aérienne pour l'Amérique du nord, et c'est la zone Neads, la zone aérienne du nord-est, qui était impliquée lors des évènements.


Les militaires étaient pourtant préparés

En juillet 2001, les militaires avaient programmé un exercice dans lequel des avions de ligne détournés, en provenance des Etats-Unis, étaient utilisés pour venir s'écraser contre des cibles, dont les WTC, une information donnée par le quotidien USA Today du 28 avril 2004. De ce simple fait, ils n'auraient pas du être pris au dépourvu deux mois plus tard lorsque le scénario a été rejoué, pour de vrai cette fois. Mieux, nous apprend-on, le NORAD était en état d'alerte maximum le 11 septembre depuis 6 heures du matin, car le North American Airspace Command chargé de contrôler l'espace aérien américain, entamait le deuxième jour de l'opération « Gardien vigilant », des man¦uvres destinées à tester les réactions face à une attaque aérienne étrangère ! Il existait donc un dispositif d'interception sur le pied de guerre en cette matinée claire du 11 septembre, ce qui rend encore plus invraisemblable le fait que rien d'efficace n'ait été tenté pour stopper les avions tueurs.


Les faibles tentatives d'interception

Quel dispositif a donc été déployé par l'armée américaine pour répondre aux quatre détournements ? Les procédures opérationnelles en vigueur imposent que l'aviation civile, la FAA, doit prendre contact avec le NMCC en cas de détournement, ou plus exactement dès qu'un avion semble être l'objet d'un détournement. Les délais d'avertissement doivent être les plus brefs possibles, ce qui est logique. En cas de besoin, le NMCC charge le NORAD de faire décoller en urgence des avions de chasse à partir de la base aérienne la plus proche du litige. Cette procédure de décollage d'urgence, en « scramble », est d'une rapidité foudroyante puisqu'un F15 atteint, à partir de la réception de son ordre d'intervention, l'altitude d'environ 9000 mètres en l'espace de seulement deux minutes et trente secondes, et vole alors à 3000 kilomètres heure.
Le premier avion détourné, le vol AA11, a montré dès 8h14 des signes de détournement, et lorsqu'il percuta la tour Nord 32 minutes plus tard, aucun intercepteur n'avait reçu l'ordre de décollage. Les trois autres vols auraient également pu être interceptés, les autorités civiles et militaires avaient largement le temps de procéder au lancement des avions de chasse. « Quelqu'un a de toute évidence enfreint les procédures opérationnelles. Des observateurs ont avancé que quelqu'un avait donné des ordres de non-intervention qui ont bloqué le déclenchement des procédures opérationnelles », analyse David Ray Griffin. Reprenons le déroulement des faits qui ont conduit Griffin à cette conclusion :
Lorsque les militaires apprennent à 8h40 la mésaventure du vol AA11, ils devraient respecter les procédures et donner un ordre d'interception à la base aérienne la plus proche, McGuire dans le New Jersey. A la vitesse d'environ 50 kilomètres à la minute, les avions de chasse auraient mis approximativement 4 minutes 40 secondes, décollage compris, pour intercepter le vol 11 avant qu'il ne s'écrase contre la tour Nord. Or cet ordre est donné à la base d'Otis, à Cape Code dans le Massachussets, deux fois plus éloignée de New York, et les F15 d'Otis attendent six minutes avant de décoller. Lorsque les F15 décollent enfin, à 8h52, à toute vitesse selon le témoignage du lieutenant colonel Timothy Duffy, l'un des deux pilotes, c'est-à-dire à 3000 kilomètres heure, ils devraient arriver sur Manhattan en seulement six minutes, et avoir une chance de stopper l'inévitable. Encore une fois, l'histoire dérape, les chasseurs sont à plus de cent kilomètres des tours lorsque la première est touchée, il est évident que quelqu'un ment. Tout laisse accroire que les militaires ont reçu l'ordre de laisser courir les délais. « L'armée de l'air n'a pas intercepté le vol UA175 tout simplement parce qu'elle n'a pas essayé » affirme l'enquêteur américain.
Le scénario se reproduit selon un schéma identique à Washington. C'est la base de Langley qui est avertie, à 210 kilomètres de la capitale, au lieu de la base d'Andrews située à seulement 16 kilomètres et dont la mission principale est la défense aérienne de Washington. Le journal San Diego Union Tribune soulignera le 12 septembre que la défense aérienne de Washington est normalement assurée par les avions de chasse de la base d'Andrews dans le Maryland, également base d'accueil de l'Air Force One. Le site internet des armées précise qu'Andrews accueille à cette date le 121ème escadron de la 113ème escadre de chasse, équipé de F16 possédant des moyens d'intervention rapides et efficaces, ainsi que le 321 ème escadron d'avions d'assaut du Corps des Marines et la Force aérienne de la garde nationale pour le District de Colombia, dont la mission est de « fournir des unités de combat au plus haut niveau de capacité opérationnelle », informations qui seront introuvables quelques jours après puisque le site internet de l'armée d'Andrews sera inexplicablement fermé.
Le scénario se répète aussi avec la lenteur inexplicable des F16 envoyés en interception sur Washington et qui, selon les calculs réalisés à partir de la version officielle finale, ont volé à moins de trois cent vingt kilomètres heure !
Pour tenter d'expliquer l'échec du dispositif d'interception, le rapport de la commission utilise de surcroît l'argument selon lequel les pilotes auraient attendu l'autorisation de la Maison Blanche avant d'utiliser leurs armes de façon destructrice contre les avions remplis de civils, et que cette autorisation serait venue trop tard Cet argument repose implicitement sur le témoignage du vice-président Cheney en ce sens. Mais la déclaration de Cheney est un mensonge : des documents accessibles de la FAA prouvent que des avions de chasse interceptent des avions de ligne, en suivant des procédures rigoureusement établies, de façon routinière, sans qu'il y ait besoin d'une autorisation de la Maison Blanche. Un chasseur intercepteur emploie d'abord toute une panoplie d'actions à sa disposition : encadrer la cible, tenter de détourner la cible par des man¦uvres rapprochées, tirer des coups de semonce sur la cible avec des mitrailleuses, ou avec des obus traceur dans l'axe de vol, tirer réellement avec des balles, etcŠ
Aujourd'hui, beaucoup d'enquêteurs s'accordent à dire qu'il y a eu volonté délibérée de laisser se perpétrer les frappes.


Conclusion

Dans le déroulement des vols des avions de ligne détournés, tout est hautement suspect. Les horaires exacts du déclenchement des incidents ainsi que celle de leur gestion, la chronologie rapportée, ont plusieurs fois été l'objet de manipulations, et celles présentées, puis analysées, par la commission officielle, ne constituent que l'ultime manipulation qui permet de défendre l'opinion de l'administration et d'éviter des questions pour le moins embarrassantes. Le rapport de la commission officielle dédouane les militaires, et derrière eux l'administration Bush, de leurs responsabilités dans l'incapacité des forces aériennes à intercepter à temps les avions de ligne détournés, en reportant l'essentiel des fautes sur l'aviation civile (FAA). Mais le personnel de la FAA, et en particulier Laura Brown, ont contesté vigoureusement la version des faits établi par la commission.
Le commandement en chef de l'armée de l'air russe Anatoli Kornukov, a déclaré à au journal la Pravda « il est impossible de réaliser une attaque terroriste selon le scénario qui nous est rapporté de New York. Si quelque chose de similaire se produisait ici, j'en serai informé sur le champ et en quelques minutes nous serions tous dans les airs ».

 

Le Onze septembre III

 

Les téléphones portables

Il existe quantités d'anomalies quant aux témoignages de la journée du 11. Comment sait-on que les avions ont été détournés par des pirates et non pas conduits volontairement par les pilotes des compagnies, ou bien entraînés par des systèmes de pilotage automatiques préprogrammés ? Les seuls indices reposent sur des appels téléphoniques effectués par certains passagers. L'appel de Barbara Olson, une commentatrice de CNN qui se trouvait à bord du vol AA 77 (Pentagone), est décisif pour la version officielle des faits. Malheureusement, il est fortement sujet à caution. Barbara Olson avait oublié chez elle son téléphone portable et ses cartes de crédit, et elle aurait cependant passé un coup de fil en PCV à son mari, Theodore Olson, procureur général des Etats-Unis. Cette explication n'est pas convaincante, car il est techniquement impossible d'utiliser les téléphones de bord, encastrés dans les dossiers des sièges, sans y introduire au préalable une carte de crédit. Par conséquent, un appel en PCV semble suspect, a fortiori s'agissant d'un témoignage fondateur.
En règle générale, quel que soit l'opérateur utilisé, les coups de téléphone laissent immanquablement des traces sous forme de facturation. Thierry Meyssan affirme que l'on n'a pu remonter à aucune de ces traces. Le journal Allemand Der Spiegel a envoyé une équipe aux Etats-Unis pendant deux mois pour, notamment, trouver des éléments destinés à démonter les affabulations de Thierry Meyssan, rapporte Jean-Pierre Petit. Ces journalistes ont évidemment posé des questions concernant l'usage des téléphones et la facturation des appels. Partout ils ont trouvé porte close. Enquêter sur les évènements du 11 septembre aux Etats-Unis est d'une incorrection politique suprême qui frise la criminalité terroriste.


L'anomalie des transpondeurs

Les pirates de l'air ont, selon la thèse officielle, maîtrisé les équipages sans qu'aucun de ceux-ci n'ait pu alerter la FAA en déclenchant le code d'urgence 7700 qui sert pour ce cas de figure et dont le pupitre est placé près des commandes. Aucun des pilotes n'aurait eu le temps de taper les quatre chiffres dans le transpondeur. A cette constatation pour le moins surprenante vient s'ajouter un fait encore plus étonnant : dans chaque avion détourné, les transpondeurs ont été rendus muets d'un coup. Cela relève de l'impossible puisqu'il existe deux transpondeurs par avion de ce type, et que leur débranchement par les pilotes menacés aurait dû s'exécuter séquentiellement. Les mettre hors service rigoureusement au même moment supposerait par exemple d'être aux commandes de l'avion dès le départ et de connaître parfaitement les procédures compliquées mises en jeu par chaque compagnie pour sécuriser le système.


Le crash de Pennsylvanie

Ce crash d'un des appareils en Pennsylvanie est des plus étranges. Jean Pierre Petit écrit sur son site internet que l'appareil a explosé en vol en éparpillant d'innombrables débris sur une grande surface, et qu'on a bien retrouvé un cratère fumant mais totalement dépourvu de débris. Or un appareil qui explose en vol disperse des débris dont la masse et l'énergie ne sont pas suffisantes pour créer un cratère. La destruction de la navette spatiale en vol n'a créé aucun cratère, pourtant des éléments de taille importante ont été retrouvés au sol. Tout ce qui touche au cratère de Pennsylvannie aurait d'ailleurs été immédiatement couvert par le secret défense. Alors l'avion aurait-il été détruit par un missile tiré par un chasseur américain ? Chasseur qui aurait ensuite lâché une bombe pour faire croire à un crash ?
Regardons ce qu'affirme le rapport de la commission d'enquête sur ce point : « Au moment où les militaires entendent parler de l'avion, il s'est déjà écrasé. »
« A 10h03, heure à laquelle le vol United Airlines 93 s'écrase en Pennsylvanie, son détournement n'a pas été signalé aux militaires ».
« Le Norad n'a connaissance du détournement de l'avion qu'après qu'il s'est écrasé ».
Il ressort donc de ces assertions que les militaires ne peuvent avoir abattu l'avion puisqu'ils n'ont été mis au courant qu'après son écrasement. L'argument serait valable s'il était exact. Des témoignages nombreux ont filtré, montrant que l'armée avait été mise au courant du détournement de l'UA93 et que son rôle a peut-être été déterminant dans la conclusion dramatique du vol civil. L'autorisation d'abattre les avions a été donnée par le vice-président Cheney pendant qu'il était dans la salle de réunion du bunker souterrain, le centre d'opérations de crise du président situé dans le sous-sol de l'aile ouest de la Maison Blanche. La commission reconnaît le fait, mais transforme l'horaire pour invalider la possibilité d'une intervention de l'armée de l'air. Pourtant, des témoignages retransmis par la chaîne CBS ainsi que celui d'un contrôleur aérien ont établi que le vol UA93 était pris en chasse par un F16. Et des articles du New York Times et du Boston Herald ont retransmis la déclaration de Paul Wolfowitz précisant que « l'armée de l'air poursuivait l'avion détourné qui s'est écrasé en Pennsylvanie (Š) et était en mesure de l'abattre en cas de nécessité. »
Daniel Nash, le commandant des chasseurs expédiés vers New York, a déclaré avoir été mis au courant que des F16 avaient abattu un avion de ligne en Pennsylvanie. D'autres témoignages de personnes au sol suggèrent que l'avion a pu être abattu par un missile.
La commission n'a pas pris la peine d'examiner ces témoignages. Elle a ignoré la possibilité que l'armée ait pu jouer un rôle dans l'histoire du vol UA93, et, pire, s'est manifestement livrée à des manipulations de preuves horaires afin d'écarter totalement cette éventualité.
Won-Yong Kim, de l'observatoire terrestre Lamont-Doherty de l'université de Colombia, et Gerald Baum du cabinet d'études géologiques du Maryland ont réalisé une étude sismique qui remet en cause les allégations de la commission concernant l'horaire. « Les trois sismogrammes à la station SSPA sont tout à fait nets. Nous pouvons déduire que le vol UA93 s'est écrasé aux environs de 10h06 minutes et 5 secondes locales. » Cela remet en question l'horaire annoncé par la commission qui, en le décalant, explique que l'ordre d'abattre l'avion donné par Cheney n'est arrivé qu'après l'écrasement de l'appareil.
Toutefois, l'hypothèse d'un tir de missile militaire sur l'avion civil n'explique pas tout.
Il n'est guère envisageable qu'une explosion suite à un tir de missiles puisse volatiliser la totalité d'un appareil de ligne, à commencer par ses deux boites noires quasiment indestructibles. Par ailleurs un avion détruit par missile s'éparpille selon des débris très identifiables. Classiquement la partie arrière, avec l'empennage, se détache et sa chute est amortie par la portance de la queue. La queue contient une des deux boites noires qui, éloignée des réservoirs de carburant ne peut brûler lors de l'impact. La volatilisation complète de l'avion demeure un mystère encombrant, même une valise bourrée d'explosifs ne suffirait pas à occasionner de tels dégâts. « On voit mal des terroristes équipant un avion de ligne pour faire en sorte de le volatiliser totalement. Pourquoi ? Le détruire suffirait. », conclut Jean-Pierre Petit. Evidemment, on peut imaginer que les gros débris, surtout ceux abritant les boites noires, aient été retirés prestement par des agentsŠ Encore une fois, il est loisible de tout imaginer, sauf l'idée d'accepter la version officielle sans la vérifier plus avant.


L'anomalie des boîtes noires

Il semble qu'aucune des huit boites noires des quatre appareils impliqués dans les événements du 11 septembre n'aient pu livrer d'informations, y compris celles équipant l'appareil qui est censé s'être écrasé en Pennsylvanie. Ces boites sont conçues pour fournir des informations sur les circonstances des accidents aériens. Elles enregistrent les conversations de l'équipage, les paramètres de vol, les bruits dans le cockpit. Les bruits ne sont pas anodins, ils traduisent en fait le déroulement de nombreuses man¦uvres, par exemple la sonnerie de signaux avertisseurs, le bruit de la descente du train, etc. « De nombreuses conclusions peuvent être tirées à partir de l'analyse de ce type de bande sonore. Ces boites noires enregistrent en outre vingt huit paramètres importants dont le temps, l'altitude, la vitesse, le cap, l'altitude de l'appareil. Elles enregistrent également trois cent signaux donnant des renseignements sur l'état de différents éléments de l'appareil : état des volets hypersustentateurs, celui du pilote automatique, du signal d'alarme-incendie, etc. Les avions sont équipés de deux boites noires indépendantes, l'une d'elles étant disposée à l'arrière des appareils, partie qui subit en général le moins de dommages en cas de crash. Ces boites fournissent tous les renseignements nécessaires pour établir les circonstances qui ont précédé l'accident. Les spécifications sont les suivantes :
Tolérance à l'impact : 3400 G
Résistance au feu : 1100 ° C pendant 30 minutes.
L'unité de stockage en mémoire (CSMU) est pratiquement indestructible. Elle est enfermée dans une coque en acier et protégée du feu par une enveloppe isolante, en matériau réfractaire. Ce composant peut résister à 2000° Fahrenheit pendant une heure, à une immersion pendant un mois, ainsi qu'à de nombreux fluides agressifs », précise Petit.
Concernant l'analyse de la boite noire issue du crash sur la Pensylvanie, les autorités admirent sans sourciller « que l'enregistrement des voix des pilotes avait été trop endommagé pour être exploitable », l'appareil ayant heurté le sol à plus de 900 kilomètres heure (source ABC News). Encore plus étrange, la disparition des quatre boites noires des appareils lancés sur les Twin Towers, alors que le passeport de Mohamed Atta fut retrouvé à peu de distance, intact. La tolérance à l'impact d'un passeport cartonné serait-elle supérieure à 3400 G et sa résistance au feu supérieure à 1100 degrés Celsius ?


L'évacuation des Saoudiens ­ le Carlyle Group

Le journal du New York Times relate que « dans les jours qui ont suivi les attentats terroristes de New York et de Washington, l'Arabie Saoudite a supervisé l'évacuation d'urgence de 24 membres de la famille élargie d'Oussama Ben Laden hors du territoire des Etats-Unis ».
Jane Mayer affirme dans le New Yorker que d'après un fonctionnaire saoudien, les Ben Laden furent transportés par avion privé avec l'accord du FBI. Un appareil de la marque Lear, fourni par l'entreprise d'armement Raytheon, a été mis à disposition des Saoudiens et a été autorisé à décoller de Tampa le 13 septembre, alors que l'intégralité des vols sur le territoire américain étaient suspendus. Mais les largesses de l'administration Bush furent également accordées à l'ensemble des membres ou des proches de la famille royale saoudienne, puisqu'au total ce furent 140 Saoudiens qui purent quitter le sol des Etats-Unis sans même subir le moindre interrogatoire de la part du FBI ou d'une autre agence, une exfiltration choquante qui fut amplement dénoncée par le réalisateur-écrivain Mickael Moore dans ses ¦uvres (Tous aux abris, 9/11 Fahrenheit). A la lumière des relations préexistantes entre la maison Bush et la maison Saoud, ce procédé s'explique parfaitement. La famille Bush entretenait depuis fort longtemps des relations privilégiées avec la famille Ben Laden. La première visite de Salem Ben Laden au Texas, fief des Bush, remonte à 1973. Il faut avoir en tête que les Ben Laden sont une des familles les plus riches d'Arabie. Leur entreprise de construction a édifié la majorité des infrastructures saoudiennes : gratte-ciels, routes, centrales électriques, télécommunications, etcŠ Ils possèdent d'innombrables parts dans les entreprises américaines, comme par exemple des parts de Microsoft et de Boeing, comme dévoilé dans le New Yorker du 28 octobre 2001. Ils ont fait don de 2 millions de dollars à l'université où Bush a fait ses études,